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Indiens d'Amérique !

 

 

                                                                              

 

                                                                                            

LA MORT ET L'AU DELA !

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Les croyances relatives au passage de ce monde dans l'autre variaient selon les tribus, mais la plupart des Indiens croyaient qu'un homme avait au moins deux âmes : l'une était libre de toute attache et pouvait quitter le corps durant le sommeil et la maladie, l'autre était chevillé au corps.

La première gagnait immédiatement le monde des esprits après la mort. La seconde subissait le même sort que le corps périssable ou, du moins, restait attachée à lui pendant un certain temps.

 

Pour les Navajos, survenait lorsque le souffle de vie, qui était entré dans le corps à la naissance, se retirait. Les morts étaient craints car ils laissaient derrière eux leurs défauts sous la forme d'un fantôme qui pouvait nuire aux vivants.

 

Pour les Tlingits, les personnes les plus menacées par l'éventuelle malveillance du défunt étaient ses proches, aussi les funérailles étaient-elles souvent conduites par une autre famille.

 

Les morts étaient placés à l'écart afin de mieux couper les liens qui les unissaient encore au monde des vivants.

 

Chez les Yumas, on brûlait l'ancienne demeure du défunt ou, si elle était toujours habitée, on déplaçait la porte et le trou de fumée pour l'empêcher de revenir.

 

Le corps du défunt était incinéré, enterré ou placé sur un échafaudage, face au ciel.

 

Chez les Lakotas, les esprits dits wanagi « choses de l'ombre » gardaient les échafaudages funéraires et s'en prenaient aux vivants si les morts venaient à être dérangés.

 

Indiens et Inuits croyaient en une vie après la vie qui ne ressemblait pas toujours aux fameux « territoires de chasse du Grand Esprit » dont parlent les westerns hollywoodiens.

 

Dans la plupart des cas, l'une des âmes du défunt rejoignait le Créateur pour l'éternité.

 

Les Delawares croyaient que la seconde âme devait franchir douze niveaux cosmiques avant d'en faire autant.

 

Souvent l'au-delà n'était qu'une étape, une sorte de purgatoire précédant la réincarnation de l'âme. Pour d'autres tribus le monde des morts était le négatif de celui des vivants, et les rivières y remontaient vers leur source.

 

Parce que les morts pouvaient souffrir d'être séparés des vivants qui leur avaient été particulièrement chers, ceux-ci s'efforçaient d'alléger leurs souffrances. Pour bien montrer au défunt à quel point il était regretté, certains de ses proches allaient jusqu'à se taillader les membres ou à se couper une phalange du petit doigt.

 

D'autres se contentaient d'offrir de la nourriture afin de faciliter le passage du mort dans l'autre monde.

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Commentaires (83)

1. creationcdevcreateur (site web) 26/05/2014

L'origine des Amérindiens élucidée grâce aux restes d'une jeune fille

Rapportée dans le journal Science, la découverte du crâne de l'une des premières Amérindiennes du continent, au Mexique, est des plus inédites puisque complétée de la quasi-totalité du squelette de l'enfant. La trouvaille remonte à 2007, mais il a fallu plusieurs années à un collectif de chercheurs international et pluridisciplinaire pour résoudre une vieille énigme, celle de la véritable parenté entre les premiers Hommes arrivés sur le Nouveau continent, dits Paléoaméricains, et les natifs américains, dits Améridiens, qui leur ont succédé.

En effet, les crânes comme celui-ci jusqu'à présent découverts sont plus larges, leur face plus étroite et plus avancée, rappelant plutôt les habitants d'Afrique, d'Australie et du Pacifique Sud que leurs supposés descendants américains. La question était de savoir si cela était dû à l'évolution d'une seule et même population ou à des migrations de populations d'origines distinctes.

Or, le crâne de la jeune femme, baptisée Naia en référence à une nymphe de la mythologie grecque, possède à la fois les caractéristiques cranio faciales des Paléoaméricains et l'ADN mitochondrial des Amérindiens contemporains.

Les Amérindiens ont une origine unique

Un résultat à mettre en miroir avec une précédent découverte ; les restes osseux moins complets datant de 12.600 ans d'un enfant du site Anzick Clovis dans le Montana, aux États-Unis. Leséquençage génomique du fossile révèle également une parenté avec les Améridiens dont les ancêtres s'avèrent être des Sibériens originaires d'Asie et non d’Europe, comme il l'a été cru. Ces Sibériens se seraient différenciés dans une région qui, à l'époque, reliait la Sibérie à l'Alaska et qui s'appelle de nos jours le détroit de Béring. Après leur arrivée sur le continent américain, ces Sibériens l'auraient entièrement colonisé, du nord vers le sud, et les actuels Amérindiens en seraient donc bel et bien les descendants. « À présent, nous disposons de deux descendants d'un même ancêtre commun venu d'Asie, se réjouit Michael Waters, directeur du Centre pour l'étude des premiers Américains au Texas. Tous deux sont génétiquement reliés à des Améridiens qui ne peuvent donc pas être une population de remplacement. Ils se sont différenciés avec le temps, mais on ne sait pas pour quelles raisons. »

Une adaptation à leurs conditions de vie est une hypothèse. Le passage d'un mode de vie nomade, de chasse et de cueillette, à une sédentarisation des populations pourrait avoir sélectionné les individus aux traits les plus ronds et les plus doux. Ce processus appelé néoténisation, qui voit l'apparition au cours des générations de traits plus juvéniles chez les adultes, est observé dans l'hémisphère nord, du Pléistocène à nos jours. « Les formes les plus domestiques apparaissent quand les femmes prennent davantage le contrôle de la nourriture et qu'elles sont plus indépendantes des hommes agressifs », rapporte l’archéologue James Chatter, auteur principal de l'étude et gérant d'Applied Paleoscience, une agence américaine et privée de recherche scientifique. Cela dit, il faudrait trouver bien d'autres échantillons génétiques et osseux pour confirmer cette théorie.

Naia, morte d’une chute de 30 m

Les chercheurs ont par ailleurs tenté d'expliquer la mort de Naia, il y a entre 12.000 et 13.000 ans. L'adolescente d'une quinzaine d'années serait entrée dans la caverne pour y chercher de l'eau à l'époque rare en extérieur. La présence de très nombreux fossiles d'animaux dont des tigres à dents de sabre, des paresseux géants ou des gomphothères, de la famille des éléphants, corroborent cette théorie. Après une chute 30 mètres, la jeune femme se serait cassé le pelvis et serait morte sur le coup.

À partir d'échantillons d'ADN extrait de la pulpe d'une des molaires de la défunte, « la découverte du génome complet de Naia nous permettra de déterminer si les maladies génétiques des Mexicains contemporains viennent ou non des premiers occupants du continent, de l'époque préhispanique, ou du métissage lié à la colonisation espagnole », ajoute José Concepción Jiménez, chercheur en anthropologie physique. Un destin hors norme pour ce petit bout de femme qui n'a pas révélé tous ses mystères.L'origine des Amérindiens élucidée grâce aux restes d'une jeune fille

Rapportée dans le journal Science, la découverte du crâne de l'une des premières Amérindiennes du continent, au Mexique, est des plus inédites puisque complétée de la quasi-totalité du squelette de l'enfant. La trouvaille remonte à 2007, mais il a fallu plusieurs années à un collectif de chercheurs international et pluridisciplinaire pour résoudre une vieille énigme, celle de la véritable parenté entre les premiers Hommes arrivés sur le Nouveau continent, dits Paléoaméricains, et les natifs américains, dits Améridiens, qui leur ont succédé.

En effet, les crânes comme celui-ci jusqu'à présent découverts sont plus larges, leur face plus étroite et plus avancée, rappelant plutôt les habitants d'Afrique, d'Australie et du Pacifique Sud que leurs supposés descendants américains. La question était de savoir si cela était dû à l'évolution d'une seule et même population ou à des migrations de populations d'origines distinctes.

Or, le crâne de la jeune femme, baptisée Naia en référence à une nymphe de la mythologie grecque, possède à la fois les caractéristiques cranio faciales des Paléoaméricains et l'ADN mitochondrial des Amérindiens contemporains.

Les Amérindiens ont une origine unique

Un résultat à mettre en miroir avec une précédent découverte ; les restes osseux moins complets datant de 12.600 ans d'un enfant du site Anzick Clovis dans le Montana, aux États-Unis. Leséquençage génomique du fossile révèle également une parenté avec les Améridiens dont les ancêtres s'avèrent être des Sibériens originaires d'Asie et non d’Europe, comme il l'a été cru. Ces Sibériens se seraient différenciés dans une région qui, à l'époque, reliait la Sibérie à l'Alaska et qui s'appelle de nos jours le détroit de Béring. Après leur arrivée sur le continent américain, ces Sibériens l'auraient entièrement colonisé, du nord vers le sud, et les actuels Amérindiens en seraient donc bel et bien les descendants. « À présent, nous disposons de deux descendants d'un même ancêtre commun venu d'Asie, se réjouit Michael Waters, directeur du Centre pour l'étude des premiers Américains au Texas. Tous deux sont génétiquement reliés à des Améridiens qui ne peuvent donc pas être une population de remplacement. Ils se sont différenciés avec le temps, mais on ne sait pas pour quelles raisons. »

Une adaptation à leurs conditions de vie est une hypothèse. Le passage d'un mode de vie nomade, de chasse et de cueillette, à une sédentarisation des populations pourrait avoir sélectionné les individus aux traits les plus ronds et les plus doux. Ce processus appelé néoténisation, qui voit l'apparition au cours des générations de traits plus juvéniles chez les adultes, est observé dans l'hémisphère nord, du Pléistocène à nos jours. « Les formes les plus domestiques apparaissent quand les femmes prennent davantage le contrôle de la nourriture et qu'elles sont plus indépendantes des hommes agressifs », rapporte l’archéologue James Chatter, auteur principal de l'étude et gérant d'Applied Paleoscience, une agence américaine et privée de recherche scientifique. Cela dit, il faudrait trouver bien d'autres échantillons génétiques et osseux pour confirmer cette théorie.

Naia, morte d’une chute de 30 m

Les chercheurs ont par ailleurs tenté d'expliquer la mort de Naia, il y a entre 12.000 et 13.000 ans. L'adolescente d'une quinzaine d'années serait entrée dans la caverne pour y chercher de l'eau à l'époque rare en extérieur. La présence de très nombreux fossiles d'animaux dont des tigres à dents de sabre, des paresseux géants ou des gomphothères, de la famille des éléphants, corroborent cette théorie. Après une chute 30 mètres, la jeune femme se serait cassé le pelvis et serait morte sur le coup.

À partir d'échantillons d'ADN extrait de la pulpe d'une des molaires de la défunte, « la découverte du génome complet de Naia nous permettra de déterminer si les maladies génétiques des Mexicains contemporains viennent ou non des premiers occupants du continent, de l'époque préhispanique, ou du métissage lié à la colonisation espagnole », ajoute José Concepción Jiménez, chercheur en anthropologie physique. Un destin hors norme pour ce petit bout de femme qui n'a pas révélé tous ses mystères.

2. noemie2 21/04/2012

Au moment où Christophe Colomb découvrait l'Amérique, on estimait le nombre de bisons à 60 millions. La répartition des bisons s'étendait alors d'ouest en est entre les Rocheuses et les Appalaches et du Nord du Canada jusqu'au Texas. Un troupeau pouvait couvrir 130 km². À cette période, les tribus indiennes dépendaient fortement du bison pour se nourrir, s'habiller et s'abriter. Étant donné la vision périphérique faible du bison, il était facile pour les indiens, armés d'arcs et de flèches, de le chasser à pied. Les tribus indiennes utilisaient tout du bison : la viande pour se nourrir, la fourrure pour s'habiller, la peau pour construire des tee-pees et confectionner des mocassins ainsi que les os pour fabriquer des outils. Ces tribus portaient un grand respect aux bisons.

Vers 1650, les Espagnols ont introduit les chevaux. Ceci changea radicalement la manière de vivre et de chasser des Indiens. Certains devinrent même nomades, allant là où les bisons allaient. C'est
1830: La valeur des peaux de castors diminue; les blancs commence à chasser le bison pour sa peau.

1840: Les Indiens commencèrent le commerce des peaux de bisons. On pouvait vendre près de 100 000 peaux chaque année.

1861-1865: Peu de temps après la guerre civile américaine, le Congrès américain commence à créer des réserves dans les quelles les tribus indiennes sont forcées d'y vivre. Ces derniers refusèrent, ils ne pouvaient pas y vivre parce qu'ils ne pourraient pas suivre les troupeaux de bisons. La guerre entre les Indiens et les Blancs était déclarée.

1869: Le système ferroviaire étant complété, il devenait facile pour les colons de se déplacer vers l'Ouest. On assiste donc à une réduction de l'espace vierge dû à la construction des villes. En parallèle, la peau et les autres produits du bison sont très populaires et constituent un excellent profit pour les chasseurs qui pouvaient tuer 40 à 60 bisons par jour. (Avec l'avènement de la carabine à gros calibre, on pouvait tuer un bison à une distance d'environ 1 kilomètre et en tuer 200 par jour.) vers 1800 que la situation a commencé à changer.
Caractéristiques du bison

Le bison est un animal ruminant de la famille des bovidés soit, la même famille que le boeuf. Il n'existe que trois types différents de bisons, tous plus petits que l'ancêtre :

Le bison des Plaines vivant au coeur des prairies des États-Unis.
Le bison des bois qui vit dans les forêts et les prairies de l'Ouest canadien. (Ces derniers sont maintenant plus rares parce que mélangés avec le bison des Plaines.)
Le bison européen qui n'existe que dans les zoo et les réserves.
Les seules différences qui existent entre le bison des Plaines et celui des bois résident essentiellement dans la couleur et la taille; le bison des bois est plus gros et son pelage est plus foncé.

Le bison est le plus gros mammifère des régions inhabitées d'Amérique du Nord. Le mâle mesure 1,8 mètres des sabots à la bosse et 3,3 mètres du nez à la queue. Adulte, il pèse près de 900 kg. La femelle est généralement plus petite. Son poids varie de 340 à 500 kg et mesure 1,5 mètres de haut par 3 mètres de long.

Malgré son aspect massif, le bison court aussi vite qu'un cheval (56 km/h), grimpe aux rochers et nage. Le bison peut sentir les odeurs venant d'aussi loin que 4,8 kilomètres et voir les objets à 1,6 km de distance même si sa vison périphérique est presque nulle.

Les bisons sont des animaux sociables. Ils se tiennent en groupes de 20 à 200. En dehors de la saison des amours, les femelles, les veaux et les jeunes mâles se tiennent généralement ensemble alors que les mâles reproducteurs forment un groupe à part. La journée typique d'un bison est de se nourrir et de ruminer; ils sont généralement plus actifs le matin et en fin de journée. Quand la température est trop chaude, le bison se baigne et se tient à l'ombre, idéalement près d'un arbre sur lequel il peut se frotter pour enlever son épaisse fourrure d'hiver. On peut aussi voir régulièrement le bison se rouler dans la poussière dans le but de se faire un manteau d'argile qui le protège des insectes piqueurs.

En août, la saison des amours commence. Pour au moins les trois premières semaines, la routine va être brisée. Les mâles rejoignent le troupeau des femelles avec une agressive détermination à s'accoupler. Bien qu'un mâle âgé de trois ans puisse être repoducteur, ce sont les mâles de 6 ou 7 ans, plus gros et plus forts, qui seront dominants dans la chasse aux femelles. Ces dernières peuvent se reproduire dès l'âge de 2 ou 3 ans. Au départ, un mâle choisit une femelle qu'il suivra jusqu'à ce qu'elle soit prête. Cette période peut ne durer que quelques secondes ou s'étendre sur quelques jours. Pendant ce temps, les mâles doivent défendre leur position. D'abord, il veille à empêcher la femelle de s'éloigner. Ensuite, si d'autres mâles s'approchent, il adoptera différents modes d'intimidation : beugler fortement après l'autre mâle, piétiner, renifler et même se battre. À la fin du rut, le mâle peut avoir perdu 136 kg!

La gestation dure neuf mois. Le vêlage a donc lieu principalement en mai. D'ici cette période, les bisons se prépareront à passer l'hiver, saison à laquelle ils sont très bien adaptés. Dès les premières neiges, les bisons développent une épaisse fourrure qui les protège du froid.
En mai, les vêlages commencent. La femelle s'éloigne un peu du troupeau pour donner naissance à son veau. À la naissance, le veau pèse de 13,6 à 18 kg, son pelage est couleur cannelle et il n'a pas encore de bosse. Bien que ses pattes soient frêles, le veau peut suivre sa mère au trot 45 minutes après le vêlage! Le veau connaîtra une croissance rapide pendant les 5-6 premiers mois de sa vie. À 2 mois, son pelage vire au brun et la bosse commence à se former. À 5 ou 6 mois, il aura atteint le poids respectable de 136 à 181 kg soit presque le même qu'il aura à 1 an et demi. Le veau peut téter sa mère durant 2 ans. Le lait de bison est beaucoup plus riche que le lait de vache d'où sa croissance si rapide. Après ces 2 ans, le petit laisse sa mère et est maintenant considéré comme un jeune adulte mais, il lui faudra encore près de 5 à 6 ans avant d'être réellement prêt à s'accoupler.

Les bisons grossisent pendant 7 ans contraitement aux boeufs qui le font pendant 2 ans. Un bison adulte vit en moyenne 20 ans, mais on en a déjà connu qui ont atteint l'âge de 40 ans

3. noemie2 21/04/2012

bisons source de vie pour les indiens

Indiens et Bisons suivirent la même route, immigrant tous deux d’Eurasie par le détroit de Béring.
Le bison franchit ce pont terrestre bien avant l’homme, soit il y a environ 15 000 à 50 000 ans.
Le Général Sherman exterminait les bisons pour affamer les indiens. Entre 1872 et 1884, on extermina 3 700 000 bisons,dont 150 000 seulement par les indiens pour se nourrir. Les indiens des plaines se sont farouchement battus pour empêcher ce massacre
les bisons offrait aux Indiens pratiquement tout ce dont ils avaient besoin pour vivre,Rien n'était jeté de la bête , la peau,tannée et débarassée de ses poils était utilisée pour les tipis,tannée avec ses poils, elle constituaitune couverture moelleuse et chaude.Que s'est-il passé ? A partir de 1870 commencent les grands massacres des bisons.Alors le gouvernement américain envoie les chasseurs avec ordre de massacrer les bisons,cette source de vie pour les Indiens.Cette méthode est moins dangereuse que de s'attaquer aux guerriers une estimation de 70 millions de bisons en 1800 et,en 1900,le dernier troupeau est sauvé inextremis:220 têtes!Tous les bisons abattus pourrissaient sur le sol,et cela dans le seul but d'exterminer les Indiens.Affamé et pourchassé, l'Indien va rendre les armes.Il sera placé dans la réserve oû il vit toujours.Le cerf,le porc-épic,le bison,la loutre,le grizzly,le renard,et plus aux nord le caribou ,l'élan,l'orignal(le mâle)le buck en amérindien,et les poissons,ce bonheur de la nature que les Indien chasse et pêche pour suvivre.L'homme chassant,pendant que la femme se consacrer presque exclusivement à la confection d'habillement

Ce massacre systématique fut accentué par la construction du chemin de fer transcontinental aux États-Unis. On raconte que l'un des loisirs de certains voyageurs consistait à tirer sur les bisons qu'ils apercevaient en cours de route.

William Frederick Cody dit Buffalo Bill
1846-1917
Le fameux Buffalo Bill n’était en réalité qu’un vulgaire tueur de bisons sous contrat avec la Kansas Pacific Railway. Il tua 6 400 bisons en 18 mois lors de l’installation des premières lignes de chemin de fer.Il fut éclaireur pour l’armée Américaine, puis gagna son surnom de Buffalo Bill alors qu’il était chargé de chasser les bisons pour nourrir les ouvriers construisant le Chemin de Fer dans l’Ouest
Chez les chasseurs-nomades,la chasse au bison,principale activité
économique,était,dès le retour des beaux jours,l'occasion de grands
rassemblements.Les groupes des plaines du Sud,comme les Kiowas et les
Comanches,chassaient,quant à eux,toute l'année puisqu'ils bénéficiaient
d'un climat plus clément.
La chasse au bison

Voici les techniques de chasse utilisées quand le cheval était encore inconnu des Indiens:

>>> Quelques chasseurs se cachaient sous des peaux de loup pour tromper le bison et ainsi le cerner.

>>> A pied, munis de leurs lances et de leurs arcs, les Indiens affolaient les bisons et les forçaient à se jeter du haut d'un petit ravin. Les bêtes se blessaient et devenaient des proies plus faciles à tuer
Le cheval était inconnu des Indiens avant l'arrivée des Européens.

Achetés ou volés aux Espagnols, le cheval se répandit très vite de tribu en tribu. Les Indiens appelèrent le cheval : 'Chien Sacré'.

Les chasseurs des plaines devinrent de très bons cavaliers. Ils comprirent très vite que leur monture faciliterait la chasse au bison. Au galop sur leur cheval, les flèches partaient de tous les côtés Grâce au cheval, ils pouvaient se déplacer plus vite et plus loin, et ainsi suivre les troupeaux. Le cheval le travois) et l'animal pouvaittirer des charges de 130 kilos sur une distance de 20 km en une journée.

Du bison, pourquoi faire ?

- On utilisait la viande et la graisse du bison pour se nourrir. La viande fraîche était cuite au dessus du feu ou bouillie avec des légumes. Les Indiens faisaient également des réserves de viande : celle-ci était découpée en lamelles et séchée au soleil.

La ration de survie, constituée de viande séchée et de graisse s'appelait le pemmican.

- Les peaux étaient tannées et préparées par les femmes (nettoyage-assouplissement). Elles servaient à réaliser des couvertures, des mocassins, des tentes, des tuniques, des sacs...

- Avec les os, on fabriquait des armes et des
On utilisait les cornes pour faire des ustensiles de cuisine : bols, cuillères...

- Avec les nerfs, les boyaux et les tendons, on confectionne les vêtements et les arcs...

Les sabots donnaient une gélatine employée comme colle ou vernis, ou faisaient des grelots/clochettes,la cervelle fournissait un produitpour tanner le cuir,la graisse et la bouse séchée servaient de combustible,Pas de gaspillage, chez les Indiens. Chaque partie du corps du bison a une fonction ! Le bison est un véritable trésor

4. vieuxloupsolitaire 30/01/2012

Merçi a vous de rendre hommage a ce peule qui fut décimer par les blanc !!

5. noemie2 04/01/2012

La lutte des Amérindiens
pour la récupération de leurs terres
Origines et histoire
Le moins qu’on puisse dire est que l’origine des Amérindiens fait l’objet d’interprétations diverses et contradictoires. Première question : sont-ils tous venus d’Asie, par le Nord, via le Détroit de Behring, qui était alors gelé (il y a un peu plus de 10 000 ans) ? Ou, autre hypothèse, des peuples venus d’Asie du Sud, voire d’Australie, auraient atteint l’Amérique en naviguant d’île en île… Quant à la datation des origines des premiers Amérindiens, elle varie de 10 000 à 30 000 ans. Il semble bien qu’avec le développement de la génétique moléculaire, et des fouilles récentes opérées aussi bien au nord qu’au sud des Amériques, on peut désormais affirmer que les premiers autochtones remontent à au moins 30 000 ans. Une immigration en plusieurs vagues, l’expansion dans le sud du continent s’étant opérée via l’isthme de Panama. La chasse, la pêche et la cueillette des plantes sauvages ont été à la base du premier mode de culture et d’autosubsistance. Mais très vite la culture plus ou moins intensive du maïs va devenir dominante à partir du Mexique pour s’étendre à l’Amérique centrale puis à l’Amérique latine.

Grands ensembles
Christian Rudel, l’un des meilleurs connaisseurs de la réalité amérindienne, distingue dans son ouvrage « Réveils amérindiens » (éd. Karthala, 2009) 7 grands ensembles :

- Indiens du Grand Nord et Inuits (Alaska, Canada)
- Indiens des Prairies (États-unis)
- Empire Aztèque (Mexique, partie de l’Amérique Centrale)
- Confédération Maya (Amérique Centrale, notamment Guatemala)
- Indiens de l’Amazonie (Guyane, Surinam, Brésil)
- Empire Inca (Équateur, Pérou…)
- Guaranis (Paraguay)

Il faut souligner la constitution relativement rapide de sociétés complexes et diversifiées, notamment sur la base d’une économie « productive », avec une céréale dominante, le maïs (souvent irrigué), et une agriculture sur brûlis. Et l’émergence de cultures rurales et de cultures urbanisées…
Un véritable génocide
Oui, on peut affirmer que les Amérindiens ont été l’objet d’un véritable génocide. En un peu plus de deux siècles, de 1492 à 1700, dans la moins pire des hypothèses, la destruction des populations autochtones des Amériques fut de 85% : 68 millions de morts pour une population évaluée au départ à 90 millions. Une des plus grandes catastrophes démographiques de l’histoire de l’humanité dont les causes sont multiples : guerres de conquête et de colonisation, mauvais traitements, travail forcé (près de 8 millions de morts en un siècle dans la seule mine d’argent de Potosi en Bolivie), modification des chaînes alimentaires, et surtout épidémies importées par les Européens (variole, grippe, rougeole, typhus et fièvre typhoïde). Cinq siècles de massacres, d’exploitation, de négation durant lesquels les Amérindiens ont été dépossédés de tout, de leurs terres, de leurs cultures et de leurs langues qu’il leur fut quasiment interdit de parler. Eduardo Galeano, le grand écrivain uruguayen, auteur de nombreux ouvrages dont « Les veines ouvertes de l’Amérique Latine » (Plon, coll. Terre humaine, 1980), raconte qu’à l’école on leur apprenait que leur pays avait été sauvé du « problème indigène » grâce aux généraux du siècle passé qui exterminèrent les derniers Charruas (ethnie de la région de Rio de la Plata). Ainsi Gabriel Moreno, historien bolivien, croyait que « les Indiens sont des ânes qui engendrent des mulets lorsqu’ils se croisent avec la race blanche »

6. elis 03/01/2012

HOGAN
Le mot hogan ou hoghan vient du Navajo HOOGHAN. Il désigne plusieurs type de construction dont la principale est le hogan dit « femelle ».

Le hogan « masculin » quant à lui était triangulaire et plus petit : il comprenait un vestibule et était réservé à des pratiques religieuses privées.

Les références si dessus parlent du Hogan « femelle »

Le Hogan est la maison traditionnelle des indiens Navajos que construisait pour sa future famille quand il se mariait.


FORME ET AMENAGEMENT

Il a une forme circulaire d'environ huit mètre de circonférence avec une seule irt orientée à l'est. Il a une structure en bois (des branches genévrier ou de cèdre d'un diamètre de 10 à 15 cm). Dessus est mis de la terre qui permet une bonne isolation contre le froid mais également contre la chaleur. L’intérieur est sans séparation avec un orifice central qui sert de cheminée : La partie en face de l'entrée est la place d'honneur réservée au matriarche ou patriarche de la famille. La partie de droite au sud est attribuée aux hommes et la partie au nord à gauche de l'entrée est traditionnellement occupée par les femmes et les enfants.

Vers la fin du XIXe, sa forme circulaire traditionnelle a évolué lorsque le chemin de fer et les contacts avec les Blancs ont apporté des pièces de bois plus longues et plus solides : la forme est alors devenues octogonale ou parfois hexagonale mais concevant la même orientation.

Le sol est en terre battue parfois recouvert partiellement de branchettes séchées et l'ameublement est très sommaire : une banquette en terre occupe la base des murs ou le sol est parfois creusés de 30 cm. Elle est recouverte de couvertures et de peaux de moutons. Une peau de mouton est également accrochée pour cacher l'entrée.

LIEU DE L'HABITATION

Il représentait un habitat dispersé : situées près de points d'eau, quelques huttes familiales constituaient des hameaux disséminés à quelques kilomètres les uns des autres mais parfois regroupés dans des villages plus importants.


Toutes les activités ont lieu dans le Hogan : la cuisine, le tissage, les repas, les échanges sociaux etc.... On s'y tient assis mais la partie centrale permet à une personne de se tenir debout.


APRES UN DECES

Il est lié à des tabous majeurs comme lors du décès d'un occupant : le corps est sorti par un trou creusé dans la partie nord et le hogan est abandonné et souvent brûlé. Il est également abandonné si un ours s'est frotté contre lui ou s'il a reçu la foudre.


LEGENDE

Une légende Navajos raconte comment le coyote-créateur aidé par le peuple des castors a construit le premier hogan.


DE NOS JOURS

Aujourd'hui, il est encore utilisé par certaines familles Navajos : on les voit ici ou là avec leur silhouette spécifique, entourés la plupart du temps d'autres maisonnettes plus modernes ou de mobilhomes. Leur usage reste important pour les cérémonies religieuses comme lors des créations de peintures de sable thérapeutiques par le chaman, l'homme-médecine ou « hataali ».



7. chouette 13/12/2011


GROS-VENTRES

Aussi appelés Indiens de la Chute ou Atsinas, les Gros-Ventres sont une tribu de langue algonquienne qui occupa à l'origine la prairie-parc autour du lac Winnipeg et le bas de la vallée de la rivière Rouge dans le Manitoba d'aujourd'hui. Le nom de Gros-Ventres leur fut donné par les trappeurs français qu'ils rencontrèrent au cours de la première moitié du XVIIIe siècle. Avant la venue de la traite des fourrures dans le nord des Plaines, les Gros-Ventres étaient en bons termes avec les bandes cries et assiniboines qui les approvisionnaient en marchandises européennes. Ils furent chassés de leurs terres à la fin du XVIIe siècle par ces mêmes Cris et Assiniboines, qui amorçaient leur mouvement d'expansion. Durant leur migration vers les plaines de la future Saskatchewan, ils forgèrent des alliances avec les Pieds-Noirs. Dans les années 1770, les Gros-Ventres devinrent d'habiles cavaliers, utilisant leur monture pour chasser, guerroyer et transporter leur campement. Le cheval devint un bien convoité et les razzias se multiplièrent entre groupes voisins, tendance renforcée par le commerce avec la CNO.

Mackenzie raconte que les Gros-Ventres, comme de nombreux autres groupes des Plaines, ne chassaient pas le castor mais plutôt le bison et le loup. Le bison était transformé en pemmican alors que le loup donnait de la graisse et des peaux bien tannées. Les Gros-Ventres échangeaient ces ressources contre des armes, de l'eau-de-vie, du tabac et des articles en métal. Sur les bords de la Saskatchewan, la CNO s'approvisionnait en fourrures des Cris et des Assiniboines; tandis que les Pieds-Noirs et les Gros-Ventres lui fournissaient essentiellement des provisions et des chevaux.

L'attitude de la CNO envers les Gros-Ventres évolua considérablement entre les années 1770 et les années 1830. Dans les premiers temps de la traite, les Nor'westers parlaient d'eux avec admiration. Avec le temps, cependant, ils en vinrent à les considérer comme « dangereux », « turbulents » et « audacieux ». Ce revirement témoigne des changements de comportement des Gros-Ventres et de leur adaptation au commerce des fourrures.

Dans les années 1770 et 1780, l'hostilité entre les Gros-Ventres, les Cris et les Assiniboines continua de s'intensifier, car les terres ancestrales de ces derniers avaient été vidées de leurs ressources pour approvisionner les traiteurs en fourrures et en provisions. Les Cris et les Assiniboines qui étaient plus nombreux tentèrent de chasser les Gros-Ventres et leurs voisins vivant à l'ouest. Après que l'épidémie de variole de 1780-1781 eut décimé les Assiniboines et les Cris, les Gros-Ventres et les Pieds-Noirs, qui avaient commercé avec eux en qualité d'intermédiaires, furent recrutés par la CNO comme chasseurs. Des fusils et des munitions leur furent distribués. L'expansion des traiteurs vers l'ouest le long de la Saskatchewan exerça de telles pressions sur les Gros-Ventres qu'ils durent s'efforcer de repousser d'autres tribus des territoires sur lesquels ils étaient obligés d'avancer. Entre 1788 et 1795, les Gros-Ventres furent grandement affaiblis par les Cris. Ils souffrirent davantage que les Pieds-Noirs parce que leur territoire bordait à l'ouest celui des Cris et des Assiniboines

En 1793-1794, les Gros-Ventres commencèrent à attaquer les traiteurs de la CNO pour la première fois. Ces raids qui leur permirent de faire main basse sur des chevaux et des marchandises fit également un certain nombre de morts. Du point de vue des Gros-Ventres, les armes qu'utilisaient leurs ennemis sur leur propre territoire provenaient des postes de traite de la CNO. Tout comme les Piégans, ils en vinrent donc à considérer les Nor'westers comme les alliés de leurs ennemis. Après 1795, les relations entre les Gros-Ventres et la CNO étaient tendues, mais les Indiens essayèrent de rester en bons termes afin de pouvoir se procurer des fusils. Les Gros-Ventres imputaient leurs problèmes au fait qu'ils étaient chassés de leurs terres par la CNO. En 1800 et 1802, des groupes de trappeurs canadiens et iroquois furent attaqués par des guerriers gros-ventres, certains furent tués et d'autres dépouillés de leurs biens. En février 1802, les Gros-Ventres attaquèrent et tuèrent 10 chasseurs iroquois et deux employés de la CNO près de Chesterfield House.

Lorsqu'ils n'éprouvaient aucune hostilité ni ne considéraient la CNO comme l'alliée de leurs ennemis, les Gros-Ventres encouragèrent la traite des fourrures en apportant des pelleteries. Ils faisaient également le commerce des chevaux et, avec leurs alliés Piégans, tinrent les traiteurs à distance de leur principale source d'approvisionnement en fourrures, les Kutenais. Frustrés et épuisés par les épidémies, les hivers rigoureux, la famine et les hostilités permanentes avec les Cris et les Assiniboines, de nombreux Gros-Ventres migrèrent vers le sud et arrivèrent au Montana après 1810, et y prospérèrent. Ils y obtinrent des provisions, des robes et des peaux, qu'ils échangeaient au Canada ou au sud en compagnie des Arapahos. En 1830, tous les Gros-Ventres avaient déménagé au Montana.
RECU PAR MAILL

8. chouette 13/12/2011

PORTEURS

Les Porteurs constituaient un groupe nomade de chasseurs-cueilleurs athapascans vivant dans le nord de la Colombie-Britannique. Lors de son second voyage, Alexander Mackenzie se lança à la recherche d'une route vers le Pacifique. Ses périples l'amenèrent en territoire des Esclaves, des Sekanis et des Porteurs; il atteignit finalement l'eau salée par voie terrestre à la Bella Coola. Bien qu'il fût le premier Européen à mettre pied sur le territoire des Porteurs, il constata que les gens y étaient déjà habitués aux marchandises européennes obtenues des mains des intermédiaires des Bella Coolas, les Shuswaps et les Tsimshians. Il vit que la tribu possédait des outils de cuivre et qu'un homme transportait une lance qui ressemblait fort à une hallebarde de sergent. Son expédition se joignit à un groupe de Porteurs qui se rendait à la côte pour y commercer, apportant avec eux des peaux de castor, de loutre, de marte, d'ours et de lynx, de même que du cuir d'orignal. Les voyages d'exploration furent suivis de l'érection de postes de traite par la CNO; le premier chez les Porteurs fut construit en 1806. La présence de couteaux de métal entre les mains de leurs voisins shuswaps alimenta les peurs et l'hostilité entre les deux tribus concernant l'accès aux articles de traite.

RECU PAR MAILL

9. chouette 13/12/2011

ASSINIBOINES

Cette grande nation siouenne se retrouve dans les années 1640 dans la région du lac des Bois, puis se déplaça dans la région du lac Winnipeg et le long des rivières Saskatchewan et Assiniboine, s'y fixant dès 1670. à cette époque, les Assiniboines s'adonnaient déjà à la traite des fourrures, fournissant les Français en pelleteries par le truchement d'intermédiaires algonquiens. Après que la CBH eut ouvert ses postes du Nord et que la CNO se fut tournée vers l'Ouest, ils se dispersèrent dans les Plaines, en Alberta et au Montana. Les traiteurs se trouvèrent à contourner leurs intermédiaires traditionnels cris et assiniboines. Les Assiniboines déménagèrent dans le Sud et transformèrent leurs activités de traite. Ils se trouvèrent ainsi à empiéter sur les terres des Pieds-Noirs et des Mandanes, qui ne firent pas bon accueil aux nouveaux venus.

Graduellement, les Assiniboines se lancèrent dans la chasse au bison et modifièrent leur mode de vie, passant d'une économie axée sur la forêt à une économie propre aux plaines. Il s'allièrent alors aux Cris des Plaines pour faire la guerre aux tribus de la Confédération des Pieds-Noirs à l'ouest. Plusieurs bandes d'Assiniboines, aussi connus sous le nom de Stoneys, atteignirent les Rocheuses, où ils tentèrent d'arracher aux Pieds-Noirs les contreforts et les versants orientaux des montagnes.

L'appauvrissement des ressources pelletières et l'intensification de la concurrence entre les compagnies de traite rivales furent à l'origine de l'expansion rapide de la traite des fourrures dans l'ouest du Canada. Cette expansion créa de graves problèmes de logistique pour les compagnies de traite, qui devaient maintenir des artères de transport de plus en plus longues et nombreuses. Pour résoudre ces difficultés, des comptoirs de traite furent établis afin d'exploiter les ressources en viande et en pemmican des Plaines. Les provisions de bouche qui s'accumulaient dans ces dépôts servaient à approvisionner les brigades de canots. Ayant perdu leur rôle traditionnel d'intermédiaires dans la traite des fourrures à cause de la venue massive dans l'Ouest de traiteurs de Montréal, les Assiniboines et les Cris trouvèrent ainsi un nouveau débouché économique comme pourvoyeurs.

Les Assiniboines furent les premiers à s'adapter au contexte changeant de la traite et concentrèrent davantage leurs activités de troc sur la fourniture de viande séchée plutôt que sur les fourrures. Le trappage perdit graduellement de son importance. Comme la CNO avait toujours besoin de plus de provisions, les Assiniboines devinrent de plus en plus exigeants et difficiles, et ils se servirent souvent de leur pouvoir économique pour obtenir des conditions d'échange plus favorables ou pour empêcher leurs ennemis de commercer à différents postes. Ils protégeaient avec vigueur leur rôle d'intermédiaires et furent ainsi en mesure d'approvisionner les Pieds-Noirs et d'autres groupes autochtones en marchandises européennes.
RECU PAR MAILL

10. chouette 13/12/2011

LES AUTOCTONNES


Sur les terres exploitées par la Compagnie du Nord-Ouest (CNO) vivaient un grand nombre de groupes autochtones appartenant aux familles linguistiques algonquienne, athapascane, siouenne et pénutienne. Les Algonquiens englobaient les Cris du nord du Québec et de l'Ontario ainsi que les Sauteux (Ojibwés) qui vivaient dans une vaste région entre le lac Supérieur et le lac Winnipeg. On trouvait également des Cris au nord et à l'ouest des Sauteux. Les Cris étaient des chasseurs-cueilleurs qui s'adonnaient à la pêche, à la chasse et à la cueillette, alors que les Sauteux possédaient une économie mixte basée sur le riz sauvage, la chasse et l'horticulture.

La famille pénutienne est essentiellement représentée par les Nez-Percés qui habitaient à l'ouest des Rocheuses et au sud de la frontière canadienne actuelle le long du Columbia. Ils étaient des chasseurs-cueilleurs qui disposaient d'un vaste réseau de commerce s'étendant jusqu'à la côte du Pacifique. Au nombre des groupes siouens figuraient les Assiniboines et la Confédération des Pieds-Noirs. Au XIXe siècle, ces groupes, de même que les Nez-Percés, s'inspiraient de la culture des Plaines basée sur le nomadisme et la chasse au bison à cheval. De nombreux Indiens des Plaines occupaient une position stratégique comme pourvoyeurs de denrées, telles que le pemmican, dont avaient grandement besoin les Nor'westers.

Les Athapascans appartenaient à la famille linguistique la plus dispersée en Amérique du Nord; on retrouvait des groupes sur la côte arctique jusque dans le nord du Mexique, depuis le Pacifique jusqu'à la baie d'Hudson au nord, et depuis le Rio Colorado jusqu'à l'embouchure du Rio Grande dans le sud. La division du nord, connue sous le nom de Dénés, occupait un vaste territoire bordé par les montagnes Rocheuses, la baie d'Hudson, le fleuve Mackenzie, le lac Athabaska et la rivière Churchill. Plusieurs tribus athapascanes y vivaient : les Peaux-de-Lièvres, les Flancs-de-Chiens, les Couteaux-Jaunes, les Esclaves, les Chipewyans, les Castors et les Sekanis. Les Porteurs et les Salishs, deux tribus athapascanes, vivaient sur la côte du Pacifique et commerçaient avec la CNO. Ces peuples se déplaçaient beaucoup et vivaient de la chasse et de la pêche. à cause de leur mobilité et de leur économie, ils s'adaptèrent facilement aux exigences de la traite des fourrures, en partie comme trappeurs. à la fin de l'hiver, les populations se séparaient en petits groupes pour la saison de piégeage La fréquence des déplacements était ralentie après le dégel printanier, au moment où la menace de famine était la plus grande.

Tout comme leurs homologues de l'Est, les Indiens du Nord-Ouest canadien avaient élaboré des réseaux de commerce complexes entre eux bien avant l'arrivée des Européens, avec leurs couvertures, leurs fusils et leurs marmites de cuivre. Les échanges de pierres, d'aliments et de produits de l'artisanat étaient assez courants. Les contacts entre autochtones et Blancs dans la région contribuèrent à l'expansion du commerce, car ces relations répondaient aux intérêts de chacun. Les Indiens s'intéressaient à la traite parce qu'ils voulaient avoir accès aux produits issus de la technologie européenne.

Par conséquent, de nombreux groupes indigènes ont réagi aux besoins économiques créés par la traite des fourrures en migrant vers d'autres régions et en modifiant des réseaux de commerce déjà établis de façon à tirer parti au maximum des avantages de la traite. Ces peuples propagèrent la culture matérielle européenne dans tout le continent. Souvent, des groupes autochtones se querellaient pour devenir les intermédiaires directs des compagnies de traite, car ceux qui étaient armés de fusils disposaient d'un avantage par rapport aux autres. Les Indiens auraient préféré que leurs contacts non autochtones soient le seul lien direct avec les postes de traite et les articles de troc et ils luttèrent pour obtenir et garder leurs privilèges. La traite des fourrures fournit donc aux Indiens les moyens économiques de se lancer dans une course aux armements, qui plaça ceux qui n'avaient pas un accès direct aux fusils sur la défensive. Alliée à une longue histoire de rivalités intertribales, l'introduction d'armes européennes intensifia les conflits entre les autochtones qui essayaient de monopoliser les réseaux de traite.

De façon générale, la traite des fourrures eut des retombées positives et négatives. D'une part, la désintégration sociale, les guerres et l'alcool causèrent bien des maux et des problèmes socioculturels. Certains groupes furent même obligés de gagner des régions pauvres, où ils connurent la famine et une existence précaire. Des épidémies, notamment de variole, de grippe, de rougeole, de coqueluche et de scarlatine, s'abattirent sur tout le Nord-Ouest.

D'autre part, les groupes autochtones s'adaptèrent sous bien des rapports afin de pouvoir se procurer des pelleteries ou des marchandises européennes. Les nouveaux articles de traite rendaient la vie plus facile, mais ils furent intégrés aux cultures locales sans changer radicalement les us et coutumes. Et même si certaines tribus rendaient assez souvent visite aux postes de traite alors que d'autres gardaient leur distance, certaines sources comme les journaux des traiteurs indiquent que la traite des fourrures n'a pas conduit à la destruction des cultures autochtones. En effet, les Indiens étaient des acteurs de premier plan et non des victimes. Imbus de leur supériorité ancestrale par rapport aux Indiens aux mœurs « barbares », les Canadiens plus « civilisés » ont oublié que les Indiens participaient à la traite sans y être forcés et à leurs propres conditions, en espérant satisfaire leurs propres besoins et intérêts.

Groupes autochtones mêlés aux affaires de la Compagnie du Nord-Ouest

Même s'il existe de grandes similitudes, il faut considérer l'impact de la traite des fourrures comme étant différent, voir unique, pour chaque groupe, chaque bande et chaque région. Nous traiterons dans la section qui suit des relations entre la CNO et les groupes autochtones suivants :

Assiniboines; Attikamègues; Confédération des Pieds-Noirs (Piégans,Gens-du-Sang, Siksikas); Porteurs; Cris; Chipewyans; Flancs-de-Chiens, Esclaves (Castors), Couteaux-Jaunes; Gros-Ventres; Iroquois; Kutenais; Sauteux; Mandanes et Hidatsas; Nez-Percés; Sekanis.

Par la suite, il sera question
-des relations entre les traiteurs et les Indiens,
-du rôle des hommes et des femmes autochtones, et
-du débat sur l'état de dépendance ou d'indépendance des Indiens vis-à-vis la traite des fourrures.

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Date de dernière mise à jour : 23/12/2012

 

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