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Histoire du tabac

Histoire du tabac

 

* * ATTENTION CELA PROVOQUE ENTRE AUTRE LE CANCER MORTEL DU POUMON * *  

 

  1.  

    La culture du tabac vient d’Amérique où l’habitude de fumer cette plante remonte à plus de 3000 ans.

    Les indiens d’Amérique du Sud roulaient les feuilles de tabac de façon à obtenir un grand cigare qu’ils appellaient « tabaco ». Le tabac était appelé « petum ». Des pipes datant de 1000 avant JC ont également ont été retrouvées en Amérique du Sud.

    Le tabac était utilisé par les Incas et les Aztèques surtout pour les fêtes, bien que parfois fumé de façon quotidienne. On lui allouait de nombreuses vertus, dont celles de calmer la faim et la fatigue. On l’utilisait également comme plante médicinale, soit pur soit associé à des feuilles de coca ou d’autres plantes.

    En Europe par contre, l’utilisation du tabac est beaucoup plus tardive. Même si les Romains fumaient dejà la pipe, il ne s’agissait pas de tabac mais de feuilles de poirier ou bien d’eucalyptus.

    Il faut en fait attendre 1492 et Christophe Colomb pour voir apparaitre le tabac en Europe. D’abord utilisé comme plante ornementale, ce n’est qu’au milieu du XVIème siècle que le médecin personnel de Philippe II commence à propager le tabac. Plante rapidement très en vogue, on lui attribue toutes les vertus : le tabac guérit les migraines, les maux de dents, les rhumatismes… On l’applique même en décoction pour administrer des lavements. En provoquant de nombreux accidents, cette utilisation abusive contribue à en faire un produit très rapidement décrié et sa consommation et culture deviennent alors prohibées.

    Une opposition très virulente entre partisans et ennemis du tabac fait rage durant toute la fin du XVI et le XVII siècle. Les condamnations peuvent même aller jusqu’à la peine de mort… En 1821, le Dictionnaire des Sciences Médicales met en guarde contre l’utilisation abusive du tabac :

    « Le tabac, considéré sous le rapport de son utilité en médecine et du nombre des végétaux dont les qualités, dangereuses à cause de leur trop grande activité et de leur action en quelques sorte corrosive sur les tissus, doit rendre l’emploi fort rare, et dont l’administration doit être surveillée avec le plus grand soin. »

    Si les médecins de l’époque découvrent par autopsie les dégâts causés par le tabac sur les organes, la nicotine n’est identifiée réellement que vers 1840, avec l’invention de la première cigarette. Le tabac est encore très peu consommé. C’est en 1944 avec l’arrivée des soldats américains en France et des cigarettes blondes qu’explose vraiment la consommation de tabac et pourtant, elle ne représentait à l’époque que 5% de la consommation d’aujourd’hui.

    Le tabac est arrivé en France en 1560 mais l’invention de la cigarette est plus tardive. La cigarette est intimement associée à la vie de millions de personnes depuis 170 ans. L’histoire du mot « cigarette » est donc un chapitre de l’histoire de la société. Selon les dictionnaires, il fait son apparition sous la plume de Balzac en 1831. Le mot et la chose « cigarette » nous viennent très probablement d’Espagne (où on l’appelle cigarita) via l’expédition napoléonienne de 1810. En 1829, une première fabrique s’établit à Paris. La production s’industrialise en 1840, faisant baisser le prix du paquet par 10.
    Mais la cigarette manufacturée ne deviendra un objet de consommation populaire qu’à la veille de la guerre de 1914. En 1913, 3,8 milliards de cigarettes sont vendues en France. Ce chiffre s’élève à 10 milliards en 1918 et à 16 milliards en 1929. Pendant la Première Guerre mondiale, on pensait même faire preuve de patriotisme en envoyant du tabac aux soldats et les rations militaires comportaient des cigarettes. Jusque là, outre la chique (tabac sans fumée : les feuilles sont enroulées sur elles-mêmes et on les mâchonne sans les avaler), c’est la pipe en terre qui a les faveurs du prolétariat. Puis vient, après 1870, la cigarette « roulée main » ; le petit cigare et enfin la « cousue » (allusion au pointillé visible du gaufrage du tube de papier qui ferme les cigarettes industrielles).

    Lors de la seconde moitié du XXe siècle, le tabac va se répandre dans toutes les classes de la société, en particulier chez les femmes, et elle est consommée par des personnalités publiques comme le général De Gaulle, Jean-Paul Sartre ou André Malraux. La cigarette va ainsi devenir, en quelques décennies, le produit manufacturé le plus ubiquitaire de la société de consommation moderne. Ce n’est qu’en 1953 que se construira une doctrine solide de la nocivité du tabac même si la plante découverte par Christophe Colomb aux Amériques a été perçue d’emblée comme un poison potentiel. La menace du cancer du poumon n’a été réellement prise au sérieux qu’avec la parution des études épidémiologiques des AméricainsWynder et Graham et des Britanniques Doll et Hill.

    L’usage répandu du tabac est donc un paradoxe pour les militants de la santé publique dans la mesure où comme l’a écrit le professeur Maurice Tubiana dans son texte « Recommandations sur le tabac » (conférence de consensus d’Helsinki, 1996) : « si le tabac était découvert aujourd’hui, il serait automatiquement interdit. Son usage en tout lieu est un accident de l’histoire qui ne peut être corrigé par une impossible prohibition ».

    En 1926, l’État crée une Caisse autonome d’amortissement de la dette publique à laquelle sont versées les recettes du monopole des tabacs (SEIT : Service d’exploitation industrielle des tabacs) qui deviendra la Seita lorsque la gestion du monopole des allumettes lui est confiée. En 1995, la Seita est privatisée, puis en 1999, elle se rapproche de Tabacalera (fabricant de tabac espagnol), ce qui signe la disparition de la Seita et donne naissance à un nouveau groupe : Altadis, lui-même racheté par Imperial Tobacco en 2008.

    Depuis 1995, il n’existe plus de monopole d’État pour la production et la vente de tabac en France mais le tabac fait l’objet d’une réglementation et d’une taxation particulière. Sa distribution est assurée par les débitants de tabac. L’accroissement des taxes sur le tabac augment les revenus financiers de l’État malgré la baisse de consommation qu’elle induit : en 2001, le tabac a rapporté 10,4 milliards d’euros. Parallèlement, le tabac coûte à la société davantage que ce qu’il rapporte à l’État, qu’il s’agisse des coûts de santé, des pertes de revenu, des pertes de production, des pertes de prélèvement obligatoire.

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